Certaines dérives ont longtemps été constatées dans les rapports de diagnostic de performance énergétique. Il s’agit notamment des résultats incohérents, des manques de rigueur ou des DPE complaisants. Le gouvernement a donc lancé un vaste plan de fiabilisation du diagnostic. L’arrêté du 16 juin, entré en vigueur le 1er juillet, prévoit plusieurs mesures pour une meilleure qualité des rapports de DPE.
Pour restaurer la confiance des Français dans le DPE, diverses mesures ont été prises. Il s’agit notamment :
L’intégration de QR codes sur les rapports de DPE constitue l’autre nouveauté. Elle permet aux particuliers de vérifier facilement l’identité et la validité de la certification du professionnel. Certaines mesures sont déjà opérationnelles, tandis que d’autres le seront à compter de janvier 2026.
Le DPE occupe aujourd’hui une place centrale dans les décisions immobilières. Il impacte la valeur des biens, les loyers et oriente les travaux de rénovation énergétique. Restaurer la confiance dans la profession de diagnostiqueur est donc essentiel. Si la majorité des acteurs exercent avec sérieux, des abus persistent. Le gouvernement souhaite sécuriser davantage les pratiques grâce à des mesures complémentaires :
Souvent perçu comme contraignant, le DPE est avant tout un levier pour accélérer la transition énergétique. Il ne bloque pas la vente ni la location, mais incite les propriétaires à entreprendre des travaux. Dans certains cas, ces travaux sont soutenus par des aides comme MaPrimeRénov’. Grâce à la loi antifraude récemment adoptée, les dérives seront mieux encadrées et les aides plus sécurisées.
Loin d’être une sanction, le DPE est une incitation positive. Il valorise les logements performants et oriente les ménages vers des rénovations efficaces, dans l’intérêt des occupants et de l’environnement.