En prélude à l’élaboration de la prochaine configuration des certificats d’économies d’énergie (CEE), des voix dénoncent l’impact négatif de cette mesure. C’est le cas de l’association de défense des droits des consommateurs UFC-Que choisir qui publie une étude remettant en question ce dispositif. Une analyse des dysfonctionnements signalés est indispensable afin d’adapter les CEE aux besoins des ménages.
Dans son étude, l’UFC-Que choisir dénonce le financement des CEE par les ménages français. En effet, ce dispositif est financé à travers le paiement des factures d’énergie et de carburant par les particuliers. Une estimation des cotisations annuelles moyennes de cette contribution des ménages oscille entre 124 et 244 euros selon le profil. Ce qui risque de s’alourdir si la prochaine période de ce système poursuit la même trajectoire. La dénonciation du coût de la contribution des particuliers révèle aussi la mobilité des CEE dans les secteurs comme l’industrie. Ces constats montrent l’urgence d’effectuer des réformes du système actuel pour la satisfaction des ménages qui y contribuent.
Cette publication de l’association de défense des consommateurs en France révèle certains dysfonctionnements du système des CEE. Leur analyse montre un dispositif inefficace avec une erreur dans la délivrance des certificats. Ainsi, cette étude indique que près de 40 % des certificats délivrés correspondent à des économies d’énergie fictives et indirectes. Les constats de fraude montrent des montants de primes CEE qui varient en fonction de l’offreur. Ces différents indices révèlent le manque de transparence dans le fonctionnement du dispositif. Ce qui prive les ménages de toute assurance concernant les résultats concrets issus des travaux entrepris.
Désignés comme le pilier de la transition énergétique française, les Certificats d’Économies d’Énergies ont pour objectif la réduction de la consommation. Derrière ces ambitions, l’efficacité réelle de ce dispositif fait débat en raison des révélations de l’UFC-Que choisir. Cette association met la lumière sur des failles du fonctionnement du système de délivrance de ces certifications basées sur des estimations théoriques. Ce qui peut impacter les résultats attendus de cette mesure ainsi que l’atteinte de l’économie d’énergies visée.