Une étude récente menée par le bureau exécutif Ithaque a révélé des chiffres saisissants en ce qui concerne la décote des logements classés F et G. Ces chiffres interpellent tous les acteurs du secteur de l’immobilier. Voici ce qu’il faut retenir.
Désormais, l’emplacement n’est plus le seul facteur qui peut déterminer la valeur d’un bien. Le diagnostic de performance énergétique (DPE), autrefois considéré comme une formalité, s’impose à présent et devient un critère de négociation de la valeur d’un bien immobilier. En effet, l’explosion soudaine des prix de l’énergie, les obligations de rénovation et la conscience écologique influencent de plus en plus la décision des acheteurs. Par conséquent, les maisons classées F ou G peuvent subir une décote de plus de 250 000 €. Quant aux appartements, ils peuvent subir une décote allant jusqu’à 49 000 € en fonction de la zone. À Bordeaux, par exemple, une maison F ou G de 150 m2 se vend 254 000 € de moins qu’une équivalente classée A ou B. Pour ce qui concerne les appartements, l’écart est de 40 000 €.
À Nantes, malgré la dynamique du marché, la décote reste mesurée. En effet, les logements classés A et B y sont rares, ce qui limite la comparaison directe. La décote s’élève donc respectivement à 184 000 € et à 18 000 € pour une maison et pour un appartement. Il faut quand même noter que les habitants de Nantes commencent aussi à intégrer le critère de performance énergétique dans leur stratégie d’achat.
Sur le marché immobilier actuel, le constat est sans appel. Être propriétaire d’une passoire énergétique est un double fardeau. D’une part, la réglementation devenue plus stricte entraîne progressivement une interdiction de location ou une obligation de travaux ; ce qui implique des dépenses. D’autre part, sur le marché de l’immobilier, un logement classé F ou G est fortement dévalorisé. Cette situation dessine les contours d’un secteur à deux vitesses, où l’étiquette énergétique a son mot à dire.