Alors que la transition écologique est au cœur des priorités, la rénovation énergétique des logements connaît une baisse spectaculaire. D’après PrimesEnergie.fr, le nombre de projets financés par les aides financières à la rénovation énergétique a chuté de 79 % entre 2021 et 2024. En 2025, le désintérêt se confirme, malgré les ambitions du gouvernement.
Depuis 2019, le nombre de rénovations énergétiques a fondu. On comptait 165 000 rénovations globales cette année-là. En 2024, ce chiffre a été divisé par deux. Les acteurs du secteur alertent sur un recul généralisé, notamment dans l’isolation des combles, des planchers et des toitures. Les ménages, pourtant conscients de l’enjeu écologique, préfèrent reporter les travaux.
Plusieurs facteurs expliquent cette chute :
‐ Les aides publiques ont perdu en lisibilité. MaPrimeRénov’, souvent modifiée, déroute les particuliers.
‐ Les conditions d’accès qui évoluent trop vite.
‐ La diminution drastique des Certificats d’économie d’énergie (CEE), longtemps considérés comme le moteur de la rénovation énergétique.
Résultat : les particuliers sont découragés ; les artisans peinent à planifier.
L’État privilégie désormais les rénovations dites “globales”. Ces travaux lourds nécessitent un investissement financier important. Ils ne concernent qu’une minorité de ménages. Les gestes simples, comme l’isolation d’une pièce ou le changement de fenêtres, sont moins subventionnés. Le soutien ciblé sur les travaux partiels aurait pourtant permis d’impliquer un plus grand nombre.
Les professionnels demandent une vision claire et stable. Pour relancer la rénovation énergétique, il faudra simplifier les dispositifs, rassurer les foyers et soutenir les petites rénovations. Sans une politique cohérente, l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 restera hors de portée.
En effet, la rénovation énergétique déçoit. Trop complexe, trop coûteuse, mal ciblée. Pour relancer la dynamique, il faudra simplifier, rassurer et rendre les aides plus accessibles.